Les 2 images ci-dessous ont été prises le 1er juillet 2026 au moyen d'une lunette ZS70ED (ouverture 70mm, focale 430mm) avec à son foyer une caméra ASI224MC munie d'un filtre vert à bande étroite à 540nm de longueur d'onde "Baader Continuum" (R) ce qui explique la couleur verte des images.
Ce sont des images "en lumière blanche" (le vert en fait partie).
La lunette est portée ici par une monture équatoriale "de table" motorisée uniquement en ascension droite (un axe parallèle à l'axe de rotation terrestre) pour compenser cette rotation et maintenir l'image dans le champ de la caméra.
Il existe aussi des lunettes spécialisées pour le soleil (comme la LUNT du club) avec un dispositif intégré particulier (interféromètre de Fabry-Perrot) qui permet d'observer le soleil dans la longueur d'onde du rouge à 653nm et permet de voir les protubérances de bord solaire comme les taches.
L'image du dessous est la même que la précédente mais capturée avec un gamma plus fort permettant de mieux voir les facules claires sur les limbes EST (à gauche) et OUEST (à droite).
Physique du soleil :
C'est une sphère de gaz très chaud (qu'on appelle PLASMA) constitué très majoritairement d'hydrogène (ionisé : proton et électron) et d'un peu d'hélium (un noyau 2n2p et 2 électrons).
La température du plasma solaire est de environ 5500° sur la photosphère (la surface qui émet dans les longueurs d'ondes visibles), environ 4000° dans la zone la plus sombre des taches (plus sombres que la photosphère car plus froides) et environ 20.000° à 30.000° dans les facules qui se situent un peu au-dessus de la photosphère.
Dans ce plasma les atomes neutres sont dissociés en électrons et noyaux (H et He) à cause de la température.
Au cœur du soleil la température atteint 15 millions de degrés et c'est dans le cœur du soleil où température et pression sont extrêmement élevées que s'opère la fusion de l'hydrogène en hélium au travers de plusieurs mécanismes.
Toutes les étoiles fonctionnent sur le même principe avec des vitesses d'évolution dépendant de leur masse : de quelques millions d'années pour les plus massives, bleutées, (50 fois la masse du soleil) à 100 milliards d'années pour les plus petites, rouges (de 0,1 à 0,2 fois la masse du soleil).
La phase de fusion d'hydrogène en hélium dure environ 90% de la durée de vie totale d'une étoile tout simplement parce que les réactions de fusion de H vers He sont lentes.
La durée de vie estimée de notre soleil est d'environ 10 milliards d'années et nous en sommes actuellement à la moitié.
Pour plus d'informations sur la physique des étoiles : recherchez sur internet et sur des sites de confiance (CNRS, CEA, IAP, INSU, universités et observatoires) les articles qui apporteront beaucoup plus d'informations qu'ici.